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Hervé Le Bis

Néo-Fauviste .Expressionniste .

Strasbourg le 10 janvier 2016

 

 

 

 

 

Diffraction et introspection. Hervé Le Bis

 

« La peinture doit revenir à son but premier, l'examen de la vie intérieure des êtres humains »

P.Bonnard

 

A l'époque des fauves, les peintres cherchaient, avant tout à représenter le réel, tout en dépassant la photographie. De nos jours le travail qui nous fait face, est plus proche de la réalité de la diffraction de la lumière, et est ancrée dans l'art de demain, grâce à ces touches expressives, fortes et sensibles à la fois, juxtaposées à quelques aplats.

 

Dans l' univers d'Hervé Le Bis, il s'agit de peindre l'intérieur de toute chose. Qui, comme chacun sait n'est que mouvement et lumière. Mouvement de la touche qui virevolte sur la toile comme le mouvement des particules élémentaires à l'intérieur des atomes ; et lumière diffractée comme dans un prisme, ou comme par l'atmosphère laissant apparaître l'arc en ciel. Ces peintures nous montrent une réalité augmentée, vibrante et chatoyante. La force du sujet est magnifiée par la touche et les couleurs choisies. Ainsi la lumière et le mouvement peignent les volumes, et habitent paysages et cieux. Mais, pas de mensonges, tout n'est que peinture.

 

Ce travail questionne l'art. Embrassant l'histoire, tout en nous emportant au delà d'aujourd'hui. Au delà de ce présent, au delà de notre quotidien. La peinture c'est un cadre, une toile, des couleurs, des formes et une conscience. Et grâce à cette conscience, nous partons dans un voyage silencieux, en Martinique ou en Camargue, ou comme le disait Bonnard à l'intérieur de nous même.

 

Le sujet n'est qu'un prétexte à nous entrainer dans l' émotion picturale. Ainsi dans les taureaux, le regardeur est emporté par la force, la puissance, et la célérité. Mais au contraire, dans les nus aux paysages flamboyants, se sont la douceur et la sensualité qui priment. La lumière se dépose sur les êtres et les éléments avec force et bienveillance.

 

 

Muriel A. Bortoluzzi

 

 

Biographie:


Je suis né à Argenteuil (Val d'oise) 95100 d'une famille modeste, mon père était
artisan et musicien par vocation.
A l'âge de sept ans,il me fait prendre des cours de violoncelle jusqu'à douze
ans.J'étais trop rêveur pour que la musique soit bien assimilée.
C'est à l'âge de 30 ans en quittant Paris pour m'installer à Strasbourg que je commençais à
peindre;cette discipline m'avait semblé plus en adéquation avec ma personnalité.
C'est aussi à ce moment là, que je reprenais des cours de violoncelle et
commençais à danser du "Moderne jazz".
Apres avoir fait du Yoga à la Faculté de Jussieu de Paris avec un maître spirituel 'Souami Prem
Chatanya', je trouvais le calme intérieur et le sens de la méditation.
Vint ensuite la fréquentation d'un psychanalyste durant deux ans à Paris et à Strasbourg.
C'est la séparation d'avec ma compagne que je me suis mis à peindre et avec ses encouragements
que j'ai pris conscience de cette ouverture artistique.
En 1986, la couleur me fascinant, j'entrepris de travailler la résine de synthèse, support de lumières
colorées, pour en faire des pyramides et des bijoux.
Six mois plus tard, je trouvais un procédé de moulage inédit, qui me permit
de réaliser une collection que j'allais d'ailleurs distribuer dans de nombreux magasins Parisiens.
(J'ai du faire un millier de broches toutes différentes que j'ai vendu à'Kenzo Jap à la foire de Versailles
Cela dura une dizaine d'années avant que je me lasse du monde artificiel de la 'Mode' et me consacra
alors, à plein temps à la peinture.

 

 

Démarche artistique:


J’ai commencé à peindre en autodidacte vers l’âge de trente ans.
Puis j’ai senti la necéssité de trouver une cohésion dans mon travail, ce
qui m’entraîna à fréquenter l’école des Arts décoratifs de Strasbourg en
cours du soir pendant quatre ans de 1982 à 1986.
Fort heureusement, le professeur de couleur, Monsieur Gérard Haug me
fit comprendre l’importance de toujours chercher « l’essentiel ».
Pour moi qui avais une propension à la dispersion, aujourd’hui, je le
remercie de m’avoir permis de réfléchir la peinture, en terme de taches
colorées au-delà de toute narration.
Quatre ans plus tard , il me fit comprendre que je n’avais plus besoin de
soutien institutionnel et je quittais alors les Arts déco.
J’eu l’occasion de partir quelques temps en Martinique, et c’est à ce
moment là que ma peinture a vraiment trouvé un sens;
Celui des « sens », car maintenant quand je peins, j’ai toujours ce même
plaisir épicurien à savourer la couleur comme quelque chose de gustatif,
qui m’entraîne dans un état de contemplation loin des turbulences de la
pensée discursive.
Je n’ai pas la prétention d’être affecté d’une mission particulière face à
l’histoire de l’art, mais tout simplement de réconforter par l’émotion
picturale, celle que l’on peux ressentir en présence des oeuvres des
peintres « Fauvistes » tels « Derain, Vlaminck, Matisse…. »






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Analyse d'une oeuvre de Hervé Le Bis par Francis Parent (critique et historien d'art)

 

Français,Anglais,Allemand et Américain

http://www.artrinet.com/fiche_classification.php?id=3302

 

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